EXPLORER
LE PÔLE SUD
LUNAIRE
La glace au fond des cratères, l’ensoleillement exceptionnel, la présence de terres rares… Le pôle Sud est riche en opportunités.
POURQUOI RETOURNER SUR LA LUNE ?
L’histoire débute en 2017 avec le lancement par la NASA du programme Artemis
Pour ce programme, l’agence spatiale américaine identifie une zone, le pôle Sud, et fixe plusieurs objectifs
OBJECTIFS PRINCIPAUX
89.67°S
129.78°E
POURQUOI LE PÔLE SUD ?
La faible inclinaison de l’axe de rotation de la Lune maintient le Soleil très bas sur l’horizon. Certains reliefs élevés bénéficient ainsi de longues périodes d’ensoleillement, favorables à la production d’énergie, tandis que des cratères plongés en permanence dans l’ombre pourraient conserver de la glace d’eau et d’autres éléments volatils.
Le pôle Sud se situe sur le bord du cratère Shackleton, nommé en hommage à l’explorateur britannique. D’un diamètre d’environ 21 km et d’une profondeur proche de 4,2 km, il résume les enjeux de la région. Le choix d’un site doit concilier accès à l’énergie, visibilité depuis la Terre, nature du terrain et sécurité de l’atterrissage.
Certains sites élevés du pôle Sud bénéficient de longues périodes d’ensoleillement, ce qui pourrait faciliter la production d’électricité et réduire le recours à l’énergie stockée.
Les régions en permanence dans l’ombre constituent des pièges froids susceptibles de contenir de la glace d’eau, dont la quantité, la concentration et l’accessibilité restent à déterminer.
L’eau et le soleil : d’une importance capitale à l’établissement de la vie.
L’eau sera utilisée par les astronautes et permettra de faire pousser des plantations. Par ailleurs, elle sera utile au refroidissement des équipements électroniques et offrira la possibilité soit : de fabriquer de l’hydrogène et de l’oxygène par électrolyse pour produire du carburant ou, tout simplement, de produire de l’énergie à l’aide de piles à combustible.
Le soleil alimentera les panneaux solaires qui produiront de l’électricité, ensuite stockée dans des batteries. En outre, il offrira les meilleures conditions de vie possible à l’intérieur des habitats.
POURQUOI AVOIR BESOIN D’UN VÉHICULE ?
Les sites scientifiques, les zones d’atterrissage, les habitats et les infrastructures pourront être éloignés les uns des autres. La mobilité permettra aux astronautes et aux instruments d’étendre leur rayon d’action, de transporter des charges utiles et d’intervenir dans des secteurs difficilement accessibles.
Les véhicules devront pouvoir fonctionner avec un équipage, être pilotés depuis la Terre ou accomplir certaines opérations de manière autonome.
1971-1972
Le LTV (Lunar Terrain Vehicle) des missions Apollo 15, 16 et 17 a permis aux astronautes d’étendre leur zone d’exploration.
FIN 2026 | FLIP
FLIP est une astromobile conçue par Venturi Astrolab pour transporter de petites charges utiles.
D’une masse d’environ 500 kg, elle peut transporter jusqu’à 30 kg de charges utiles et atteindre 20 km/h. L’atterrisseur Griffin-1 d’Astrobotic doit la déposer dans la région de Nobile, au pôle Sud de la Lune.
FLIP embarquera des instruments de la NASA et des charges utiles commerciales. Elle permettra également le premier test lunaire des roues hyper-déformables fabriquées en Suisse et des batteries haute performance conçues et fabriquées à Monaco par Venturi Space.
2028 | CLV-1
Conformément aux exigences de la NASA, le CLV-1 est principalement conçu pour transporter des astronautes et leur matériel. L’astromobile peut également effectuer certaines opérations de surface à distance.
LES LTV DES MISSIONS ARTEMIS À VENIR SERONT PARTICULIÈREMENT UTILES
Il pourra couvrir la distance entre les zones d’alunissage potentielles et le cratère Shackleton : environ 25 à 250 kilomètres. Les véhicules seront également mis à contribution pour les explorations, mais aussi pour le transport de payload et la construction d’infrastructures.
La NASA a annoncé avoir sélectionné la société américaine Venturi Astrolab, Inc. (Astrolab) comme l’un des deux fournisseurs d’une astromobile lunaire habitée pour la campagne Artemis. Cette décision marque une étape clé dans la mise en place d’une mobilité durable à la surface du pôle Sud lunaire. Le nouveau véhicule, baptisé Crewed Lunar Vehicle, ou CLV-1, reposera sur des technologies critiques conçues et fabriquées par Venturi Space.
AU-DELÀ DE 2028 | FLEX LUNAIRE
FLEX est une astromobile polyvalente conçue par Venturi Astrolab. Son architecture modulaire et son bras robotisé doivent lui permettre de transporter, manipuler et déployer des charges utiles.
Pilotable depuis la Terre et semi-autonome, FLEX est destiné aux missions scientifiques et logistiques ainsi qu’à la construction de futures infrastructures lunaires. Il figure dans la feuille de route de Venturi Astrolab au-delà de 2028, sans qu’une date de déploiement soit actuellement annoncée.
AU TOURNANT DE 2030 | DEUX VÉHICULES EUROPÉENS
Venturi Space développe deux véhicules 100 % européens destinés au pôle Sud lunaire.
ALTA LUNA est une astromobile utilitaire compacte conçue pour les opérations locales autour des futures bases. Montée sur chenilles, elle pourra être conduite par un astronaute ou fonctionner de manière autonome. Sa masse cible est de 300 kg et sa vitesse cible de 15 km/h.
MONA LUNA est une astromobile d’exploration disposant de quatre roues motrices et directrices, d’un système d’amortissement passif et d’un bras robotisé. Elle peut transporter jusqu’à 200 kg de charges utiles, atteindre 20 km/h et gravir des pentes allant jusqu’à 33°. Elle pourrait être envoyée vers le pôle Sud lunaire au tournant de 2030.
QUELS SONT LES DÉFIS DU PÔLE SUD ?